George Ţărnea: (Reflex 110)

novembre 8, 2008

C’est très peu ce que je pourrrais avouer
Si tu disparaissais et je ne te trouvais plus
Mais pour tout savoir, il ne serait pas difficile;
Ecoute-moi avec ton ame, toujours
Et laisse-moi croire que tu ne veux plus
Te séparer de mes yeux
Et tu comprendras que ce serait si froid
Si tu t’en allais et je n’te trouvais plus…

___________________________________

E prea puţin ce pot mărturisi,
Dacă-ai fugi şi nu te-aş mai găsi,
Dar, ca să afli totul, nu e greu;
Ascultă-mă cu sufletul, mereu,
Lăsându-mă să cred că nu mai vrei
Să te desprinzi cumva din ochii mei
Şi-ai să înţelegi cât frig s-ar întâmpla
Dac-ai fugi şi nu te-aş mai afla…

(din volumul “Cartea Claudiană (110 poeme reflexive)” Editura Enciclopedică, 1999, Bucureşti)

Lire la suite »


Nicolae Labis : La mort de la biche (Moartea caprioarei)

novembre 7, 2008

nicolae_labis

La disette a tué toute brise de vent.
Le soleil s’est fondu et coulé de partout.
Le ciel est resté vide et brûlant
Les seaux ne tirent des fontaines que de boue.
Sur les bois fréquemment feux, toujours feux
Dansent sauvages, sataniques jeux.

Traduction du roumain : Claudia PINTESCU

Je poursuis papa en route vers les buttes,
Les cherdons, les sapins m’écorchent séchés.
Tous les deux commençons la poursuite des chevres,
La chasse d’la famine en montagnes de tout près.
La soif m’accable. Bouillit sur la pierre
Le fil d’eau filtré des ruisseaux.
La tempe pèse l’épaule, comme si j’erre
Une autre planète, immense, étrange, ennuyeux.

Nous restons dans l’endroit où encore retentissent
Sur cordes de douces ondes, les ruisseaux.
Quand la lune s’élève et le soleil se couche
Ici viendront à la fil s’abreuver
Une par une, les biches.

Je dis à papa que j’ai soif. Il me fait signe de m’ taire.
Enivrante eau. Comme tu t’agites limpide !
Je suis lié par soif de cette être qui meurt
À l’heure fixé par loi et habitude.

Lire la suite »


Jacques Prévert : un de mes poètes favoris

novembre 7, 2008

« Une orange sur la table
Ta robe sur le tapis
Et toi dans mon lit.
Doux présent du présent
Fraicheur de la nuit
Chaleur de ma vie. »

Lire la suite »


Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.