“Une orange sur la table
Ta robe sur le tapis
Et toi dans mon lit.
Doux présent du présent
Fraicheur de la nuit
Chaleur de ma vie.”
Jacques Prévert : un de mes poètes favoris
novembre 7, 2008Une citation par jour
novembre 5, 2008Marin Sorescu : Echecs
novembre 4, 2008Moi je déplace un jour blanc
Lui, il déplace un jour noir
Moi j’avance d’un rêve,
Lui, il me le prend à la guerre,
Lui, il attaque mes poumons,
Moi, je pense une année dans l’hôpital,
Je fais une combinaison brillante
Et je lui gagne un jour noir.
Il déplace un malheur
Et me menace du cancer
(qui va pour le moment en forme de croix),
Mais je mets devant lui un livre
Et l’oblige à se retirer.
Je lui gagne quelques pièces de plus,
Mais, voila, une moitie de ma vie
Est mise en marge.
- Je te fais échecs et tu perdras l’optimisme,
Qu’il me dit.
Derrière moi, ma femme, mes enfants,
Le soleil, la lune et les autres comparses
Tremblent pour chaque pièce que j’avance.
Moi, j’allume une cigarette
Et continue la partie.
Paul Verlaine – Mon rêve familier
novembre 4, 2008Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l’ignore.
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.
Lee Miller au Jeu de Paume
novembre 4, 2008
Égérie des surréalistes, muse de Man Ray et de Cocteau, mannequin à New York, correspondante de guerre, les portraits et autoportraits de cette sylphide font l’objet d’une rétrospective à Paris.
Salvatore Adamo : De me savoir aimé de toi
novembre 4, 2008J’aime les chansons de Salvatore depuis que j’avais 9 ans…
Vienne fête les 100 ans du «Baiser» de Klimmt
novembre 3, 2008 (Un article écrit par Éric Biétry-Rivierre dans “Le Figaro”)
Le Musée du Belvédère reconstitue l’exposition-phare de 1908. C’est là, dans ce lieu éphémère, fait de 54 salles d’exposition, de jardins et de cours intérieures, d’un petit cimetière, d’un café et d’un théâtre d’été, ainsi que d’une maison de campagne à deux étages entièrement aménagés, que Gustav Klimt et son groupe de 160 jeunes artistes avaient dévoilé leurs nouveaux travaux révolutionnaires. C’est là que, pour la première fois, on vit, entre autres chefs-d’œuvre, Le Baiser, icône d’or de Klimt aujourd’hui devenue pour Vienne ce que La Joconde est pour Paris.
….
L’exposition du Belvédère ne reprend qu’un sixième de la Kunstschau, mais la reconstitution est tout à fait significative. On y voit bien sûr les toiles, dessins, encres et esquisses d’artistes moins connus que Klimt ou Kokoschka, sans doute moins audacieux bien qu’ils soient à des années-lumière de l’historicisme et du style floral qui dominaient alors. Mais, surtout, on s’étonne des magnifiques costumes et décors de théâtre ou d’opéra, par exemple, qui n’ont survécu que dans leurs croquis. Suit la salle des jouets avec, dans ses vitrines, de petits personnages de bois aux lignes simples et aux couleurs vives, et des livres pour enfants prodigieusement illustrés.
L’invention du poster
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Publié par Luminita 





