JEAN MARAIS (1913-1998)
novembre 8, 2008
Un des derniers monstres sacrés du cinéma français, Jean Marais, star du Cape et d’épée, égérie de Cocteau, artiste aux multiples talents, avait réussi à traverser les époques en passant du cinéma au théâtre, de St Germain des Prés à l’arrière pays cannois.
Son caractère d’acteur, il le doit à sa mère, un peu mythomane. C’est aussi d’elle qu’il tient sa morale – il n’en a pas. Elle le trouvait laid, lui ne se trouvait pas si moche. Bref il ne se considéra jamais comme beau.
Il multiplie les jobs au début de sa jeunesse: aide photographe, copiste de cartes postales, peintre, puis figurant au cinéma… un touche à tout. Sa première apparition date de 1933, dans “L’épervier & l’aventurier”. Sur les planches, il débutera potiche sans texte dans Oedipe Roi, mis en scène par… Cocteau. Par un heureux hasard, cet Apollon au corps d’athlète, croise donc Jean Cocteau.”Cette rencontre a été pour moi une véritable seconde naissance” affirme le comédien. Cocteau, lui, disait: “Le type de l’acteur-poète qui ne profite pas des oeuvres en virtuose, mais ne cherche qu’à les servir.”
Comédien fait de prestance, au charisme indéniable, pas forcément consistant sur scène, il était surtout un dandy élégant et beau, modèle de séduction, mannequin involontaire pour les grands couturiers. Cet homo notoire fera pamer ces dames… Il sera un pré-James Bond en collant et avec épées. Il avait La fougue de Belmondo dans les cascades, la beauté de Delon (mais celle de Marais n’a jamais fané), l’ambiguïté de Huster, la répartie d’un Serrault, le comique distancié d’un Bourvil… Il finira Président des Césars en 1980.
Il voulait s’amuser, se faire plaisir avant tout, ne pas être sérieux. De toute façon il le dit lui-même: “Je me fous de la postérité”.
Le public se souvient davantage de ses rôles qui exigeait la peau douce sur les joues pour attendrir les belles et le bras d’acier pour escrimer les bêtes. C’est donc vers 40 ans, c’est à dire plus tout à fait jeune, que Marais devint star du cape et d’épée: Le comte de Monte-Christo, Capitaine Fracasse, Le Bossu, Le Capitan, Le Masque de fer…tous les classiques de Dumas et des autres y passent avec un seul visage, un seul corps plus james bondien que jamais, Jean Marais. Succès énormes au Box Office (et à l’audimat télévisuel des décennies plus tard), Marais fera alors le summum symbolique de sa carrière. En 1964, il tourne un film d’action très proche de l’univers de Cocteau, Fantomas.
Ces films ont tellement marqué que beaucoup sont sujets à remakes.
FILMOGRAPHIE
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George Ţărnea: (Reflex 110)
novembre 8, 2008C’est très peu ce que je pourrrais avouer
Si tu disparaissais et je ne te trouvais plus
Mais pour tout savoir, il ne serait pas difficile;
Ecoute-moi avec ton ame, toujours
Et laisse-moi croire que tu ne veux plus
Te séparer de mes yeux
Et tu comprendras que ce serait si froid
Si tu t’en allais et je n’te trouvais plus…
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E prea puţin ce pot mărturisi,
Dacă-ai fugi şi nu te-aş mai găsi,
Dar, ca să afli totul, nu e greu;
Ascultă-mă cu sufletul, mereu,
Lăsându-mă să cred că nu mai vrei
Să te desprinzi cumva din ochii mei
Şi-ai să înţelegi cât frig s-ar întâmpla
Dac-ai fugi şi nu te-aş mai afla…
(din volumul “Cartea Claudiană (110 poeme reflexive)” Editura Enciclopedică, 1999, Bucureşti)
Nicolae Labis : La mort de la biche (Moartea caprioarei)
novembre 7, 2008La disette a tué toute brise de vent.
Le soleil s’est fondu et coulé de partout.
Le ciel est resté vide et brûlant
Les seaux ne tirent des fontaines que de boue.
Sur les bois fréquemment feux, toujours feux
Dansent sauvages, sataniques jeux.
Traduction du roumain : Claudia PINTESCU
Je poursuis papa en route vers les buttes,
Les cherdons, les sapins m’écorchent séchés.
Tous les deux commençons la poursuite des chevres,
La chasse d’la famine en montagnes de tout près.
La soif m’accable. Bouillit sur la pierre
Le fil d’eau filtré des ruisseaux.
La tempe pèse l’épaule, comme si j’erre
Une autre planète, immense, étrange, ennuyeux.
Nous restons dans l’endroit où encore retentissent
Sur cordes de douces ondes, les ruisseaux.
Quand la lune s’élève et le soleil se couche
Ici viendront à la fil s’abreuver
Une par une, les biches.
Je dis à papa que j’ai soif. Il me fait signe de m’ taire.
Enivrante eau. Comme tu t’agites limpide !
Je suis lié par soif de cette être qui meurt
À l’heure fixé par loi et habitude.
Jacques Prévert : un de mes poètes favoris
novembre 7, 2008“Une orange sur la table
Ta robe sur le tapis
Et toi dans mon lit.
Doux présent du présent
Fraicheur de la nuit
Chaleur de ma vie.”
Publié par Luminita 





